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Le dispositif "Lienemann" La loi Besson
La loi relative aux termites La baisse des droits de mutations(ou "frais de notaires")
 

La loi relative au plomb

Le PACS et l'immobilier
La loi relative à l'amiante La SCI
La loi "Carrez" La Loi Malraux
Les délais de rétractation SRU La Location meublée professionelle
La loi SRU Le prêt "in fine"
   
   
 

 

- Le prêt in fine et l'assurance-vie

Financer sa résidence principale avec un crédit in fine est dans l’air du temps (notamment lorsque la bourse monte). Or la formule “in fine” n’est pas particulièrement adaptée à ce type d’acquisition. Nous vous rappelons donc les règles applicables à un tel prêt.

Du fonctionnement d’un prêt in fine :vous empruntez un capital que vous ne remboursez qu’au terme (dans 10, 12 ou 15 ans). Durant la durée du prêt, vous ne payez que des intérêts et l’assurance-décès. Pour rembourser le capital emprunté, vous constituez dès l’origine un “adossement”, c’est-à-dire un apport généralement placé dans un contrat d’assurance-vie. Exemple : vous empruntez 1 000 000 F en in fine sur 10 ans et vous faites un apport de 500 000 F dès l’origine du prêt, placé sur un contrat d’assurance-vie. Si nous retenons une hypothèse de rendement de 7 % l’an, vous pourrez rembourser le million emprunté dans 10 ans.

Un usage inadapté à la résidence principale : avec un crédit in fine, vous payez des intérêts portant sur la totalité du capital emprunté et ce sur toute la durée du prêt. Plus sa durée sera longue et plus le coût sera élevé. Rappelons que dans le cadre de la résidence principale, vous ne pouvez déduire aucun intérêt, ni bénéficier de réduction d’impôt. En conséquence le coût de ce type de prêt est plus élevé qu’un crédit amortissable puisque dans ce dernier les intérêts se réduisent au fur et à mesure que vous remboursez le capital. Il faut donc, pour que ce système soit viable, que ce surcoût soit compensé par la capitalisation de l’adossement. C’est possible avec un adossement indexé sur les actions (car les actions sont l’un des meilleurs placements sur le long terme), mais pas certain du fait de leur volatilité.

Notre conseil : Pour cette raison, le prêt in fine n’est donc pas adapté à l’acquisition de la résidence principale et ce d’autant plus qu’un apport important est souvent exigé (50%) dont la plupart des futurs accédants ne disposent pas. Préférez le prêt amortissable sur la durée la plus courte avec un apport aussi important que possible (conserver des liquidités pour faire face aux imprévus).

Les vertus du prêt in fine pour les contribuables fortement imposés
Lorsque vous vous situez dans le cadre des revenus fonciers (nue-propriété, loi Besson, loi sur les résidences de tourisme, locatif traditionnel), ou des revenus BIC pour les loueurs en meublé professionnels, le prêt in fine peut devenir très intéressant.

Pourquoi ? Car dans cette hypothèse, vous pouvez déduire fiscalement les intérêts de vos autres revenus fonciers. Dès lors, si vous vous situez dans les hautes tranches d’imposition, le montage in fine va renforcer le mécanisme de défiscalisation que vous avez mis en place.

Ainsi, si vous êtes dans la tranche à 54 %, vous contractez un prêt in fine au taux de 6 %. Résultat, vous faites une économie de : 6 % x 54 % = 3,24 %. Le coût réel de votre prêt est alors de seulement 6 – 3,24 = 2,76 %.

Prenons l’exemple de l’acquisition d’un appartement de 911 000 F dans le cadre de la loi Besson. L’investisseur se situe dans la tranche à 54 % et est bénéficiaire en revenus fonciers.

Il emprunte 911 000 F en crédit in fine sur 15 ans. L’apport en adossement est de 340 000 F avec une hypothèse de rendement de 7 % l’an.

Sur 15 ans, l’acquisition produit un gain de 41 455 F (effort d’épargne). Si à la place du crédit in fine, l’investisseur avait contracté un prêt amortissable, sur la même durée, l’opération aurait coûté 402 505 F. La différence en faveur du crédit in fine s’explique par une économie d’impôt plus importante induite par les intérêts d’emprunt déductibles et la capitalisation sur 15 ans.

Prenons un autre exemple : un investisseur dans la tranche à 54 %, bénéficiaire en revenus fonciers et imposable à l’ISF, acquiert une propriété démembrée.

Il va donc acheter une nue-propriété (il n’a ni l’usage, ni les revenus de la propriété) pour un montant de 500 000 F (l’usufruit rejoindra la nue-propriété dans 20 ans). Il finance cette acquisition avec un crédit in fine sur 20 ans au taux de 5,80 %.

Il constitue l’adossement par des versements périodiques annuels de 11 751 F avec une hypothèse de rendement de 7 % l’an pour constituer le capital à rembourser au terme (soit 500 000 F).

Cette opération ne va lui coûter que 344 000 F pour une opération dont la valeur est estimée à 1 327 000 F (sans revalorisation) lors de la réunion à terme de l’usufruit et de la nue-propriété.

Si cet investisseur avait financé cette opération avec un crédit amortissable, le coût de l’opération aurait été de 571 000 F. La différence entre les deux s’explique toujours par la capitalisation sur 20 ans et par des économies d’impôt encore plus fortes du fait de l’absence de revenus (nue-propriété). Mais nous attirons votre attention sur les économies d’impôt en matière d’ISF : la nue-propriété n’est pas imposable et pour autant le prêt est intégralement déductible de l’assiette taxable. Aussi, si vous êtes imposable à l’ISF, vous avez intérêt à opter pour le crédit in fine, car c’est la totalité du prêt que vous déduisez. Dans notre exemple, avec un crédit in fine, l’économie d’impôt est de 100 000 F sur 20 ans alors qu’avec un prêt amortissable, l’économie ne serait plus que de 57 000 F.

Précision importante : il existe des formules de crédit in fine très souples dans le cadre desquelles il suffit d’apporter 10 % du montant emprunté (contre 50 % en général). Pour un prêt sur 10 ans, vous avez 5 ans pour constituer la provision nécessaire pour obtenir le capital au terme. Ainsi, toujours pour un prêt à 10 ans, avec un rendement de 5 %, dans 5 ans, vous devrez avoir constitué 78,35 % (les différents apports + rendement de l’investissement) du capital emprunté. Mais si vous voulez plus de temps, vous emprunterez sur 15 ans, et n’aurez à constituer que 61,39 % au terme de 5 ans. Vous pourrez toujours rembourser par anticipation dans 10 ans, sans pénalité, si vous le souhaitez.

Il s’agit là de formules très intéressantes pour des contribuables situés dans les plus hautes tranches d’imposition, ne disposant pas toujours de l’apport suffisant pour avoir recours à l’emprunt in fine. De plus, ces formules leur permettent de dégager de la trésorerie en réduisant leurs impôts.

Enfin, sachez que vous pouvez désormais utiliser des contrats d’assurance-vie très souples et très performants pour constituer vos adossements : multi gestionnaires, multi supports, sans frais d’entrée sur les SICAV, avec profils de gestion.

- La loi Besson :

A peine avaient-ils fini de commercialiser les derniers programmes Périssol, que les promoteurs se lançaient dans la construction d'immeubles dits " bessonades". Le dispositif Besson, du nom du secrétaire d'état au logement, offre en effet des avantages fiscaux très appréciables aux acquéreurs de logements neufs. Il suffit qu'ils s'engagent , par convention avec L'État, à les louer pendant au moins 9 ans- à un loyer réglementé- à des locataires aux revenus ne dépassant pas certains seuils. A la différence de feu le régime Périssol, le dispositif Besson prévoit aussi des avantages fiscaux, certes moins conséquents, en faveur des logements anciens, pourvu qu'ils soient loués pendant au moins 6 ans. Les conditions à remplir sont peu contraignantes: 80% des ménages ont des revenus inférieurs ou égaux au plafonds de ressources fixés pour les locataires et un tiers du parc locatif  français présente des niveaux de loyers compatibles avec le dispositif Besson.

 

a - Logements neufs : un achat amortissable à 65%

 

S'il opte pour le conventionnel Besson, l'acheteur d'un logement neuf peut déduire de ses revenus fonciers imposables une fraction de son investissement. Les 5 premières années, il retranche 8% du prix d'acquisition par an, frais d'achat inclus; puis 2,5 % par an les 4 années suivantes. S'il prolonge le conventionnement au delà des 9 premières années, l'amortissement au taux de 2,5 % l'an peut être poursuivi pour une période de 3 ans, renouvelable une seule fois. Au total, il aura amorti 50% du prix du logement après 9 ans, ou 65% au bout de 15 ans. Pendant la durée du conventionnement ( 9,12 ou 15 ans), il faut que le logement soit loué nu, avec des baux de 3 ans renouvelables, à un locataire qui en fasse sa résidence principale. Toute autre forme de location - saisonnière, de tourisme ou en résidence secondaire - est exclue. En revanche, le dispositif s'applique aux locaux à usage mixte (d'habitation et professionnel), à condition que plus des 3 quarts de la superficie  soient consacrés à l'habitation. Au regard de la loi, est considéré comme neuf et susceptible d'entrer dans le dispositif  Besson tout logement acheté après le 1er Janvier 1999 et qui n'a jamais été utilisé ou habité, sous quelque forme que ce soit ( à l'exception des appartements témoins). Bénéficient aussi de ce régime, les logements vendus en l'état futur d'achèvement, ceux que le contribuable fait construire ainsi que les habitations ayant fait l'objet de travaux de réhabilitation très importants de la part du vendeur ( la réhabilitation ne peut être assumée par l'acquéreur.). Enfin, un immeuble originellement non destiné à l'habitation et transformé en logements ouvre droit au dispositif Besson dès lors que le contribuable l'a acquis après le 1er janvier 1999. Dans cette situation, peu importe que ce soit lui ou le vendeur qui ait entrepris la transformation.

 

b - Quel est l'impact de l'amortissement ?

 

L'amortissement Besson est calculé sur le prix d'acquisition, majoré des frais d'achat ( frais d'agence immobilière, TVA, droits d'enregistrement, honoraires du notaire).Lorsque le logement a fait l'objet de travaux de transformation, leur coût est ajouté au prix d'achat pour le calcul de l'amortissement. Dans tous les cas, le "cadeau" fiscal est conséquent : pour un appartement neuf ayant coûté 500 000 ( frais d'achat inclus), du fait de l'amortissement, les revenus fonciers imposables sont diminués de 40 000 frs ( 500 000 x 8%) par an pendant les 5 premières années, puis de 12 500 frs ( 500 000 x 2.5% ) pour chacune des deux années suivantes. Ainsi le contribuable imposé à la tranche marginale de 54 % réalise une économie de 21 600 frs ( 40 000 frs x 54 % ) par an pendant 5 ans, et 6 750 F ensuite. En 15 ans, il économisera plus de 175 000 F d'impôt. Si sa tranche marginale d'imposition est de 43 %, il économisera 17 200 F par an durant 5 ans, 5 375 Frs ensuite, soit 139 750 Frs en 15 ans. Ainsi, plus on est imposé, plus le bonus fiscal est important!

 

c - Comment s'impute l'éventuel déficit foncier créé ?

 

La défiscalisation liée au dispositif Besson est partiellement contrebalancée par la réduction d'un autre avantage : pendant la durée d'amortissement ( de 9 à 15 ans ), la déduction forfaitaire applicable aux revenus fonciers est ramenée de 14 % à 6 %. Toutefois, à l'expiration de la période d'amortissement, le taux de 14% s'applique à nouveau ( ce n'était pas le cas dans le régime Périssol) et le bailleur peut opter pour le volet du dispositif Besson consacré au logements anciens. En dépit de cette baisse temporaire de la déduction forfaitaire de 14% à 6%, l'application de l'amortissement Besson conduit, dans la plupart des cas, à un revenu foncier négatif, d'autant plus important que les loyers sont plafonnés et que l'acquéreur a souscrit un crédit immobilier important, dont les intérêts sont également déductibles. Ce déficit foncier vient diminuer le revenu global imposable, mais dans certaines limites. En effet, la part des intérêts d'emprunt immobilier, excédant le montant le montant des loyers perçus ne peut pas être déduite du revenu imposable  et, par ailleurs, le déficit foncier imputable sur le revenu imposable est plafonné à 70 000 Frs par an ( alors qu'il l'était à 100 000 F dans le régime Périssol). Mais  l'éventuel reliquat de déficit non reporté pourra être imputé  sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Ainsi si le reliquat de déficit est de 10 000 Frs et si le revenu foncier de l'année suivante est de 6 000 F, il sera annulé grâce à ce reliquat. Et il restera 4 000 F qu'il sera possible de déduire au cours des 9 années suivantes.

 

d - Quels sont les chiffres ?

 

Plafonds mensuels de loyers par m² en 2000 :

(Surface habitable + la moitié des surfaces annexes de plus de 8 m² sauf garage)

 

 

ZONES GÉOGRAPHIQUES

 

ANCIEN

 

NEUF

 

Zone 1 bis (Paris et communes limitrophes)

 

66 FRF / m²

 

76 FRF / m²

 

Zone 1 (Autres communes de l'agglomération parisienne)

 

56 FRF / m²

 

66 FRF / m²

 

Zone 2 (Communes de plus de 100 000 Habitants)

 

36 FRF / m²

 

51 FRF / m²

 

Zone 3 (Autres communes situées en France et dans les DOM)

 

31 FRF / m²

 

41 FRF / m²

 

Plafonds de ressources annuelles des locataires :

 

Composition du foyer du locataire

 

Île de France

 

Province

 

Personne seule

 

116 430 FRF

 

97200 FRF

 

Couple marié

 

191350 FRF

 

148 830 FRF

 

- La baisse des droits de mutations :

Les droits de mutations, appelés à tort, "frais de notaire", ont baissé de 6,5% à 4,8% à compter du 15 Septembre 1999. Ceci est du essentiellement à la suppression de la taxe additionnelle régionale. Cependant, ces droits ne constituent qu'une partie des frais à régler lors de la signature de l'acte authentique. Cela signifie donc que la "facture" finale sera plus importante que 4,8% de "frais de notaire". Ces sommes sont calculées sur la base d'un pourcentage qui dépend du prix de votre future acquisition et de votre département.

- Le PACS et le logement :

Dans le cadre d'une transaction immobilière, le bien est réputé appartenir au deux personnes (et ce pour moitié chacune). L'acte authentique peut toutefois indiquer une répartition au prorata de la part que chacun a financé. En cas de décès le partenaire bénéficiaire du legs a droit à un abattement de 375 000 Frs, puis le legs est taxé à 40% pour les 100 000 Frs suivants et à 50% pour le reste.

En ce qui concerne la location, malgré un abandon de domicile de l'un des deux "pacsé", il en résulte que le bail se poursuit. Même chose en cas de décès. Coté propriétaire, la faculté que donne le congé pour habiter est "accordé" aussi à l'un ou l'autre des deux  partenaires du PACS (même si l'un des deux n'est pas propriétaire de ce bien).

 

- Calcul de plues-values immobilières

L'augmentation de valeur constatée à l'occasion d'une vente (ou autre cession à titre onéreux) portant sur un bien immobilier détenu par un particulier est, sauf exonérations prévues par la loi, imposable comme un revenu. Le régime des plus-values de particuliers constitue la règle applicable en la matière. Calcul et déclaration incombent au vendeur.


 
Plus-values imposables

Ce sont celles réalisées par des personnes physiques à l'occasion de la cession à titre onéreux (vente, échange, apport en société) :
 

 
  • d'immeubles (bâtis ou non), de droits immobiliers tels qu'usufruit et nue-propriété, ou parts de sociétés immobilières telles que SCI, SCPI,  
  • détenus à titre privé et acquis depuis moins de 22 ans.  
     


    REMARQUE - Certaines plus-values relèvent d'un autre régime d'imposition :
     

     

    Plus-values exonérées

    Sont exonérées les plus-values réalisées au titre de certaines cessions ou par certaines personnes.

    LISTE LIMITATIVE :
     

     
  • cession d'un bien détenu depuis + de 22 ans,  
  • toute cession si le montant total annuel des cessions n'excède pas 30 000 F,  
  • sauf rares exceptions, cession de la résidence principale et, sous certaines conditions, cession de la résidence secondaire,  
  • cessions de terrains agricoles ou forestiers dont le prix de vente au m2 est compris entre 4 F et 26 F selon les cultures,  
  • expropriation, sous condition de remploi dans les 6 mois de l'indemnité d'expropriation,  
  • "petits propriétaires" dont le capital immobilier, y compris biens possédés par les autres membres du foyer fiscal, n'excède pas 400 000 F (+ 100 000 F par enfant à charge à partir du 3e),  
  • titulaires de pensions vieillesse non imposables à l'IR. 

     

    Montant net imposable

    Il existe deux modes de calcul selon l'ancienneté de l'acquisition.
     

     
    Étapes de calcul
     
    Immeubles acquis
    depuis - de 2 ans
     
     

    Immeubles acquis
    depuis + de 2 ans

     
    Plus-value brute
     
    Prix de cession (- frais de cession) - prix d'achat (1) (+ frais d'achat)
     

    Prix de cession (- frais de cession) - prix d'achat (1) actualisé (+ frais d'achat)

     
    Plus-value nette
     
    sans objet
     

    Plus-value brute - abattement de 5 % par année de détention au-delà de la 2e année

     
    Plus-value imposable
     
    Plus-value brute - abattement de 6 000 F (3) (4)
     

    Plus-value nette - abattement de 6 000 F (3) (4)

     

    (1) Ou valeur réelle au jour de la succession ou de la donation.
    (2) Prix d'achat augmenté des pourcentages annuels de hausse des prix publiés par le fisc.
    (3) Abattement de 6 000 F commun aux plus-values sur biens meubles et porté à 75 000 F en cas d'expropriation.
    (4) Abattement complémentaire de 30 000 F pour une personne seule ou 40 000 F pour un couple marié (+ 10 000 F par enfant) en cas de 1re cession de résidence secondaire taxable.



    REMARQUE : les moins-values ne sont pas déductibles.
     

     

    Calcul de l'impôt

    Principe : application du barème de l'IR + CSG de 7,5 %, CRDS de 0,5 % et prélèvement de 2 %.

    Pour les biens acquis depuis plus de 2 ans, "système de la division par 5" et paiement possible en 5 annuités égales, moyennant intérêt légal (4,26 % pour 2001).
     

    La Loi Malraux

    - Pour les contribuables imposés dans les tranches les plus élevé de l’impôt sur le revenu

    - Possibilité d’imputer sur le revenu global l’intégralité des frais de remise en état

    - Conditions d’applications très strictes

    - Engagement de location de 6 ans minimum

    Les propriétaires d'immeubles situés dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP) peuvent, sous réserve d'entreprendre des travaux de restauration immobilière, imputer lesdits travaux sur leur revenu global.

    II existe aujourd'hui 80 zones ou secteurs sauvegardés en France dont le classement résulte d'un arrêté préfectoral. L'initiative de la remise en état qui doit suivre les directives de l'architecte des Bâtiments de France peut être initiée soit par le propriétaire lui‑même, soit par une association de propriétaires regroupés au sein d'une AFU (Association Foncière Urbaine). A l'exception des intérêts d'emprunts imputables sur les revenus fonciers des cinq années suivantes, l'ensemble des autres dépenses vont directement venir en déduction de l'assiette imposable du contribuable.

    II s'agit des travaux de démolition, de restauration, de transformation (sans qu'il soit possible de reconstruire l'immeuble). II importe de suivre le plan de sauvegarde ou de mise en valeur délivré par les pouvoirs publics. Dans le cas contraire, cette déduction serait requalifiée par l'administration fiscale en régime de droit commun et n'ouvrirait droit qu'à la déduction de 10 700 euros par an. Un tel avantage fiscal ne peut être concédé sans contrepartie.

    II faut donc scrupuleusement choisir son "opérateur". Ainsi, toute vente en l'état futur d'achèvement (vente d'opération clés en main) est prohibée par la loi. C'est au propriétaire ou aux copropriétaires de l'AFU que revient l'initiative de la remise en état. Et il faut louer en nu à compter des 12 mois d'achèvement des travaux pendant 6 ans à un locataire qui y élira sa résidence principale. Contrairement à la loi Besson, il n'existe pas de plafond de ressources et de loyers imposés au propriétaire.

     

    La location meublée professionnelle 

    - Pour ceux qui peuvent disposer d’une recette locative globale annuelle de 23 000 Euros

    - A condition de s’inscrire au Registre du commerce et des Sociétés

    - Pour éluder l’ISF (dans certains cas précis)

    - Les intérêts d’emprunt sont imputables sur le revenu global de l’investisseur

    A condition de pouvoir compter sur une recette locative d'au moins 23 000 euros par an ou de percevoir au moins 50 °,b de ses revenus de l'activité de location en meublé (sur un ou plusieurs biens), le statut de loueur en meublé professionnel offre de nombreux avantages.

    L'investisseur doit préalablement procéder à son inscription au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). Les revenus de la location, du fait du statut fiscal du loueur en meublé professionnel ne seront plus considérés comme des revenus fonciers, mais comme des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Autrement dit comme des actifs professionnels.

    Un tel patrimoine n'entrera donc pas dans l'assiette ISF. A la revente, l'impôt sur les plus‑values ne sera pas appliqué à la condition d'avoir exercé l'activité de loueur en meublé pendant au moins cinq ans et que le niveau de recettes réalisé ne dépasse pas 152 600 euros.

     

    Acheter par l’intermédiaire d’une SCI

    - Pour acquérir à plusieurs un ou plusieurs biens immobiliers

    - Pour transmettre « en douceur » un patrimoine immobilier

    - Pour minorer l’ISF

     Un bien immobilier peut être acheté en direct, mais aussi par l'intermédiaire d'une Société Civile Immobilière (SCI). C'est alors la société et non les associés qui est propriétaire du bien. Principal avantage, il est possible d'acheter à plusieurs (en famille par exemple), tout en évitant une situation d'indivision. Comme les parts sont librement cessibles entre associés, la SCI permet d'intéresser ses enfants à la gestion d'un patrimoine et leur transmettre la pierre dans de très bonnes conditions fiscales, en lissant cette opération dans le temps. L'administration fiscale admet que le contribuable soumis à l'ISF applique une décote d'au moins 10 °b dès qu'un bien est acquis par l'intermédiaire d'une société civile.

    La SCI permet d'amoindrir et parfois d'annuler l'impôt sur les plus‑values immobilières. Lorsqu'un bien est acheté en direct, il faut attendre 22 ans pour ne pas être soumis à cet impôt. Or, dans le cadre d'une société civile, ce délai est décompté dès l'acquisition des parts et non du bien lui même. Ainsi, si les associés créent une SCI en 2002 et acquièrent un bien immobilier 10 ans plus tard, ils pourront vendre leurs parts (et donc leur patrimoine pierre) 12 ans plus tard, sans impôt sur la plus‑value. Attention toutefois. La SCI ne doit pas être fictive. II faut procéder à son immatriculation, tenir une comptabilité et les registres légaux (procès verbaux d'assemblée par exemple). Elle n'a de véritable sens que si le patrimoine pierre est suffisamment important.

    II existe toute une panoplie d'emprunts destinés à financer ce type d'acquisition. Les prêts classiques sont soit à taux fixe, soit à taux variable. Dans une formule à taux fixe, l'emprunteur sait exactement quelles seront ses débours financiers puisque, par définition, le taux fixé lors de la conclusion de l'emprunt ne varie pas.

    Si l'emprunteur est protégé contre une hausse des taux qui alourdirait le montant de ses remboursements, il ne peut profiter d'une baisse et donc d'un allégement de ses mensualités. Les emprunts à taux variables sont différents. Le taux évolue en fonction d'un indice qui peut soit diminuer (ce qui allège les mensualités), soit augmenter. Pour éviter qu'une éventuelle hausse des taux soit dommageable pour l'emprunteur, le prêt peut prévoir une limite au‑delà de laquelle le taux ne pourra plus évoluer, une assurance en quelque sorte.

    On parle alors de prêt capé. Plus original fiscalement, le prêt "in fine », l'emprunteur ne remboursera chaque mois que les intérêts de son prêt, le capital étant restitué en une seule fois à la fin du prêt. L'établissement financier fera souscrire dès le début du prêt, un contrat d'assurance vie à l'emprun­teur. Les intérêts capitalisés vont ainsi permettre ce remboursement final à la clôture du contrat, généralement au terme de 15 ans.

     

    Devis travaux

     

     

     

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